Lettre concernant la manière correcte d’inscrire dans le registre des baptêmes les noms dans divers cas particuliers
de Dicastère pour les textes législatifs
Date de publication : 25/10/2024
Texte original
DICASTERIUM DE LEGUM TEXTIBUS
N. 18360/2024
Città del Vaticano, 25 ottobre 2024
Eccellenza Reverendissima,
riscontro la Sua lettera del 2 luglio u.s. nella quale chiede il parere di questo Dicastero riguardo diverse questioni inerenti alla corretta modalità di annotare nel registro dei Battesimi i nomi dei genitori del battezzato, qualora il bambino sia figlio naturale di una persona che vive in un’unione omosessuale, o adottato da una coppia di persone omosessuali, o frutto di fecondazione eterologa, di “utero in affitto”; infine, come annotare nel libro dei battesimi le persone che si sono sottoposte a interventi ormonali e operazioni chirurgiche per il cambio sesso.
Le questioni da Lei presentate costituiscono casi delicatissimi di estrema attualità: sembra evidente però che tali casi pastorali implichino problemi dell’apostolato tali da non poter essere debitamente affrontati solamente a livello diocesano, ma che si renda necessaria un’azione congiunta a livello nazionale (cfr. AS 31). Per tale ragione, ci sembra che sia conveniente che la Conferenza episcopale valuti se sia opportuno emanare norme che diano chiare indicazioni su tali questioni per l’intero territorio, sollecitando alla Santa Sede, secondo il can. 455 §1, la potestà necessaria per emanare norme di carattere vincolante attraverso opportuni decreti generali; lo stesso può avvenire, se risulta necessario e dopo aver richiesto le stesse facoltà, anche ad un livello inferiore, in una Regione o Provincia ecclesiastica.
Fatta questa necessaria premessa, si offrono di seguito elementi da tenere presenti nella valutazione della questione. Nei tre paragrafi del can. 877 si parla più volte della madre («mater»), del padre («pater») e dei genitori («parentes», che in questo contesto significa il padre e la madre) del battezzato di cui si deve registrare il battesimo. Ci si riferisce al padre e alla madre naturali (in particolare, è espresso nel §3: “Se si tratta di un figlio adottivo, si scrivano i nomi degli adottanti, e, almeno se così viene fatto nell’atto civile della regione, dei genitori naturali a norma dei §§1 e 2, attese le disposizioni della Conferenza Episcopale”).
Di conseguenza (secondo le disposizioni di questo canone e del canone 1138), si devono menzionare solo i genitori naturali. Nel caso di un figlio adottivo, il nome dei genitori naturali è obbligatorio se questo viene fatto nel registro civile della regione; soprattutto, devono essere registrati i nomi di coloro che hanno adottato il bambino. In conclusione, a seconda delle circostanze, possono e devono essere registrati il padre naturale, la madre naturale e, se del caso, coloro che hanno adottato il figlio adottivo (e quelle menzionate secondole loro funzioni nell’amministrazione del battesimo - ministro, padrini e testimoni, cfr. §1); non possono essere registrate altre persone diverse da queste.
Circa la sua richiesta relativa alle persone che hanno intrapreso un trattamento ormonale e un intervento chirurgico per il cambio di sesso, si deve escludere la possibilità di modificare l’atto di Battesimo inserendo il nuovo nome sociale della persona in questione; è necessario tuttavia annotare nei libri parrocchiali che il sesso risultante all’anagrafe civile o dichiarato non corrisponde più a quello registrato nel Battesimo.
Nella speranza che tali riflessioni possano risultarLe utili, profitto della circostanzaper porgerle i miei più cordiali saluti.
In Domino,
+ Filippo IANNONE o.c.
Prefetto
+ Juan Ignacio ARRIETA
Segretario
Texte Français
DICASTÈRE POUR LES TEXTES LÉGISLATIFS
N. 18360/2024
Cité du Vatican, 25 octobre 2024
Révérendissime Excellence,
J’accuse réception de votre lettre du 2 juillet dans laquelle vous demandez l’avis de ce Dicastère sur diverses questions concernant la manière correcte d’inscrire dans le registre des baptêmes les noms des parents de la personne baptisée, lorsque l’enfant est l’enfant naturel d’une personne vivant en union homosexuelle, ou adopté par un couple homosexuel, ou le fruit d’une fécondation hétérologue, d’une « gestation pour autrui » ; enfin, comment inscrire dans le registre des baptêmes les personnes qui ont subi des interventions hormonales et chirurgicales pour changer de sexe.
Les questions que vous avez présentées constituent des cas extrêmement actuels et délicats : cependant, il semble clair que ces cas pastoraux impliquent des problèmes d’apostolat qui ne peuvent pas être traités correctement au seul niveau diocésain, mais qu’une action conjointe au niveau national est nécessaire (cf. AS 31). Pour cette raison, il nous semble opportun que la Conférence épiscopale évalue s’il est opportun d’émettre des normes qui donnent des indications claires sur ces questions pour l’ensemble du territoire, en sollicitant du Saint-Siège, selon le canon 455 §1, le pouvoir nécessaire d’émettre des normes à caractère obligatoire par le biais de décrets généraux appropriés ; la même chose peut également avoir lieu, si c’est nécessaire et après avoir demandé les mêmes facultés, à un niveau inférieur, dans une région ou une province ecclésiastique.
Cette prémisse nécessaire étant posée, voici les éléments à garder à l’esprit pour évaluer la question. Dans les trois paragraphes du canon 877, la mère (« mater »), le père (« pater ») et les parents (« parentes », qui dans ce contexte signifie le père et la mère) du baptisé dont le baptême doit être enregistré sont mentionnés à plusieurs reprises. Il s’agit du père et de la mère naturels (en particulier, il est précisé au §3 : « S’il s’agit d’un enfant adopté, les noms des adoptants seront inscrits et, du moins si cela se fait dans l’état civil du pays, ceux des parents naturels, selon les §§ 1 et 2 et en tenant compte des dispositions de la conférence des Évêques »).
Par conséquent (selon les dispositions de ce canon et du canon 1138), seuls les parents naturels doivent être mentionnés. Dans le cas d’un enfant adopté, le nom des parents naturels est obligatoire si cela est fait dans le registre civil de la région ; surtout, les noms de ceux qui ont adopté l’enfant doivent être enregistrés. En conclusion, selon les circonstances, le père naturel, la mère naturelle et, le cas échéant, les adoptants de l’enfant adopté (et les personnes désignées selon leurs fonctions dans l’administration du baptême - ministre, parrains et témoins, cf. §1) peuvent et doivent être inscrits ; aucune autre personne que celles-ci ne peut être inscrite.
En ce qui concerne votre demande relative aux personnes ayant subi un traitement hormonal et une intervention chirurgicale pour changer de sexe, la possibilité de modifier le registre des baptêmes en y insérant le nouveau nom social de la personne doit être exclue ; il est toutefois nécessaire de noter dans les registres paroissiaux que le sexe inscrit à l’état civil ou déclaré ne correspond plus au sexe inscrit lors du baptême.
Dans l’espérance que ces réflexions vous seront utiles, je profite de l’occasion pour vous adresser mes plus cordiales salutations.
in Domino,
+ Filippo IANNONE o.c.
Préfet
+ Juan Ignacio ARRIETA
Secrétaire